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L'Association
Le Sicdom
CSDU
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Doutes
ancienne décharge
destruction?
Poubelle AOC
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Dernière mise à jour le : jeudi 3 mars 2005 21h50
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Un Centre de Stockage de
Déchets Ultimes (CSDU)
Que cache la notion de
déchet ultime
Définition du
déchet ultime
Question a
priori saugrenue. Pourtant, selon la définition qu'on lui donne, la facture
d'ordures ménagères peut varier sensiblement. Le déchet ultime, en effet, est le seul qui puisse encore, légalement atterrir en décharge. Or, il semble que les critères qui le déterminent varient d'un département à l'autre
Résidus de l’incinération,
déchets non valorisables provenant de la collecte sélective ou du tri, élément
non valorisable en fonction des connaissances et des techniques du moment,
déchets restants faute de capacité suffisante en incinération ou déchets pour
lesquels il n'existe pas d'équipement en service. Voir la liste officielle des déchets admis en CSDU 2....
Le principe d'un
CSDU

Une fosse de plusieurs hectares est creusée d’environ 10 à 15 mètres.
Une bâche appelée géo-membrane est posée sur le sol.
Celle ci a pour objectif d’éviter les infiltrations. Une couche de matière
drainante type gravier est installée afin de drainer les jus appelés lixiviats vers un point bas. Ces jus seront pompés par
une cheminée et stockés dans un bassin de
récupération avant d’être emmenés en citerne dans une usine de traitement
(Station d'épuration). Les ordures sont stockées
par alvéoles de 3000 m² sur une hauteur d’une quinzaine de mètres. Des cheminées constituées de buses
percées de trous sont installées tous les 20 mètres afin de récupérer les gaz
appelés biogaz. Ces gaz sont brûlés sur place dans une torchère. Lorsqu’une alvéole est
pleine, celle ci est recouverte d’une couche d’argile d’environ 1 mètre et
bombée de 5%. Cette forme de dôme associée à une couche de drainant permet
l’écoulement des eaux de pluie à l’extérieur de la fosse. Le tout est recouvert
d’une couche de terre végétale d’environ 20 centimètres et semé en
herbe. Des piézomètres sont implantés tout autour du site afin de prélever des
échantillons d’eau pour analyse. Les résultats sont comparés aux valeurs
initiales retrouvées avant l’ouverture du site.

Ces décharges
modernes sont intégrées au mieux dans le paysage. En fin d’exploitation elles
sont réaménagées afin de s’intégrer dans l’espace naturel. Pendant les 20 ans
d’exploitation, la société gérante de la décharge dépose auprès de l’État au fur
et à mesure des sommes d’argent permettant d’éventuels
travaux dans les 30 ans après la fermeture.
La CLIS
Le
législateur a prévu la création d’une Commission Locale d’Information et de
Surveillance pour vérifier le bon fonctionnement du CET. Cette commission est
constituée à l’initiative du Préfet et est composée de représentants des élus,
de la population et des services de l’Etat. Ces missions sont
:
- de promouvoir
l’information du public en favorisant le dialogue entre la population
avoisinante (représentée par ses élus et des membres d’associations),
l’administration et l’exploitant du site.
- de faire des
recommandations à l’exploitant.
- d’aider
l’exploitant à assurer la transparence de son activité en organisant, en
coordonnant avec lui des actions de formation ou d’information au profit du
public (riverains, scolaires...).
- de mener en
amont dans le cas d’un projet d’installation, d’extension ou de modification
du site, une action de communication et de sensibilisation du public.
Instance de
concertation, de dialogue et de surveillance, ces CLIS ne se substituent pas à
l’action réglementaire des services de l’état (DRIRE) chargés du contrôle des
installations mais la complètent.
Les risques et nuisances liés à l’exploitation d’un CSDU
L’observation du centre de Sauvigny le Bois (Yonne) montre que nous sommes en
présence d’une gestion professionnelle d’une décharge. La Société chargée de
l'exploitation est certifiée ISO 14 001 par le BVQI. En termes claires elle est
certifiée conforme aux règles environnementales par une structure
indépendante.
Comme tout processus industriel le risque zéro n’existe
pas. Quelles
sont les risques liées à un tel lieu ?
Nous avons identifié 4 phénomènes :
Les
odeurs : il
est indéniable que le mois de janvier n’est pas la meilleure date pour avoir
une réelle perception des odeurs. Il semble malgré tout que pendant les mois
chauds de l’année et par vent faible, les odeurs existent. Des plaintes ont
été enregistrées à Sauvigny le Bois par les ouvriers du péage autoroutier
situé à 200 mètres du centre. D’autres ont déclaré qu’il était impossible de
faire un repas en plein air pendant certaines périodes.
Les lixiviats ou jus de la
décomposition des déchets. Ces jus sont pompés et envoyés dans une usine de
traitement. Laquelle? La réglementation oblige l’exploitant à ne jamais dépasser
30 cm de hauteur au point le plus bas de la fosse. Ces jus présentent un
caractère toxique important. Ces jus sont contenus par la géomembrane qui
constitue l’étanchéité active du dispositif et par l’argile dont le pouvoir
isolant est important. L’eau pénètre l’argile d’environ 3 cm par
an.
A notre connaissance, il n'y a pas d'étude géologique du sous sol de Meulles. Plusieurs sources voient le jour à proximité du site. Ces ruisseaux vont se déverser dans la Touques.
Les
camions qui
transportent chaque année les 60 000 tonnes de déchets emprunteront les routes
de notre région ainsi que les 200 citernes qui évacueront les lixiviats (vers où ?)
et les camions qui transporteront les 10 000 m3 de gravier en
20 ans.
Les biogaz :
appelés ainsi, ces gaz n’ont pourtant rien de biologiquement neutres. Une
grande partie des gaz dégagés ne présente pas de risques sur l’organisme. Ces
bio gaz sont brûlés sur place par une torchère. Cette combustion présente un
risque important pour la nature et pour l’homme. L’acide fluorhydrique, le
chlorure d’hydrogène et l’acide sulfurique rejetés dans l’air représentent une
véritable pollution. Les documents officiels utilisent bien le terme de
pollution.
A Sauvigny le
bois, 6 mois de fonctionnement ont dégagé 275 000 m3 de gaz soit une estimation
annuelle de 550 000 m3. Si les concentrations indiquées semblent faibles, la
multiplication par 550 000 m3 prend toute son importance. Les rejets déclarés
sont peut être satisfaisants pour le législateur et pour l’exploitant, mais pas
pour le riverain qui subit ces nuisances. Le contrôle des fumées et la
mise en place d’un filtre à particules sont indispensables pour minimiser les
rejets.
L'INFLUENCE DE LA METEOROLOGIE
La
dissémination et la concentration des polluants dans l'air dépendent étroitement
des conditions météorologiques.
Le
brouillard met les polluants en solution dans ses gouttelettes d'eau et les
maintient en suspension dans l'air. Ainsi se forme le smog, brouillard
toxique.
La
pluie, par contre, lave l'air, en précipitant les polluants vers le sol et les
eaux de surface. L'atmosphère est plus saine, mais il y a transfert de polluants
vers d'autres milieux.
Les inversions de température
Normalement, plus on s’élève en altitude, plus l‘air est froid. L’air
chaud est plus léger que l’air froid, c’est pourquoi une fumée monte. Mais si
une couche d’air chaud apparaît en altitude (vent passant au-dessus d’une
colline, refroidissement nocturne en fond de vallée, réchauffement de l’air en
altitude par le soleil le matin avec brouillards en dessous...), l’air qui est
en bas, contenant les fumées et les gaz d’échappement, ne peut plus monter, car
l’air en altitude est plus chaud que lui. Les pollutions se concentrent donc en
bas.
L'ensoleillement déclenche, par l'intermédiaire de ses rayons
ultraviolets, des réactions chimiques entre divers polluants. A basse altitude,
il favorise la production d'ozone.
Un
temps sec favorise les envols de poussières.
Il
est évident que la visite d’un CSDU en plein hiver, par temps clair et sec ne
permet pas d’avoir une vision réaliste de la
situation.
Les risques et
nuisances: le danger à votre porte
Aujourd’hui, chaque français produit plus de 1kg de déchets par jour,
soit deux fois plus que dans les années 60. Bien que ces millions de tonnes
soient déversés dans des décharges aménagées et contrôlées, le danger est loin
d’être écarté pour la nature et la santé.
Le
choix du site : afin d’être conforme à la loi, la décharge
doit être implantée dans un contexte géologique et hydrologique
favorable. Le sous-sol de la zone à exploiter doit constituer une
barrière de sécurité passive dont le rôle est d’assurer à long terme la
prévention de la pollution des sols par les lixiviats.
Cependant sous l’effet des contraintes comme le gel, la sécheresse et des
propriétés de l’argile, celle ci peut évoluer négativement et de manière
irréversible remettant ainsi en cause les caractéristiques de perméabilité
recherchée.
Afin d’assurer une étanchéité supplémentaire, l’exploitant installe une
géomembrane sur le fond et les flancs, constituant ainsi une sécurité
active.
La
qualité des géomembrane est un des éléments importants de l’installation.
Certains types ne résisteraient pas aux agressions chimiques des lixiviats. Il
semble que seules les géomembranes en PEHD (Polyéthylène haute densité)
résistent. Mais elles sont moins faciles à manipuler et à souder. Les conditions
météorologiques ont une influence non négligeable sur les conditions
d’étanchéité.
La géomembrane parfaite n’existe pas
Des défauts peuvent apparaître au cours de la fabrication, du transport,
de la mise en œuvre (pose et soudure) et de la période de fonctionnement. Deux
types de défaut sont identifiés : les trous d’aiguille et les trous. Les trous
d’aiguille sont des défauts dont le diamètre est inférieur à l’épaisseur de la
géomembrane (Généralement 2 millimètres). Les trous sont des défauts de taille
importante de 3 mm² à 1 cm². La norme qualité autorise 1 trou pour 1500 m² de
membrane. Pour 17 hectares, 115 trous permettent ainsi au lixiviat de polluer la
nappe phréatique.
Des
expériences montrent une densité de 16 défauts par hectare dans des fonds de
décharges. (270 pour 17 hectares). La géomembrane pourrait être remplacée par
une passoire dont c’est l’objectif de laisser passer les liquides
!!!


Image distribuée par les promoteurs de site d'enfouissement. La réalité est très différente ! Pour vous en convaincre, allez voir le site d'enfouissement de Fel (61), près de Chambois. C'est à moins de 30Km. C'est une HORREUR !!! N'emmenez pas vos enfants, ils seraient traumatisés par le spectacle !
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