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Poubelle AOC

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Dernière mise à jour le :
dimanche 30 octobre 2005
22h50

 

- Quelles ordures vont être stockées, n’y a t’il pas de risques de voir au fil du temps, s’étendre l’enfouissement à des déchets autres que des ordures ménagères (déchets industriels, hospitaliers etc...) ?

- Pourquoi parle t’on de centre de stockage, alors qu’il s’agit d’un centre d’enfouissement, puisqu’il n’est pas envisagé de dé-stocker ?

- Pendant combien d'années ce site pourra t-il absorber des déchets ?

- Quel est la capacité maximum en tonne prévue de ce centre ?

- Quelle est la production annuelle de lixiviat? Où vont-ils être traités?

- Quel sera le suivi post-exploitation ? Biogaz et lixiviats à traiter, site à contrôler et entretenir pendant 30 ans avec des charges de fonctionnement sans rentrées financières conséquentes.

- Pourquoi aucun des élus locaux n’a voulu annoncer ce projet, qu’a t’il d’inavouable ?

- Si ce type d’installation est vraiment indispensable, ne vaut-il pas mieux faire plusieurs centres d’enfouissement de plus petite taille, plutôt qu’un seul de grande taille ? N’en aurait-on pas un meilleur contrôle ?

- Une étude géologique du sous sol a t-elle été réalisée? Et par qui ?

- Qui nous garantira que nous n’allons pas, à terme, récupérer les ordures des départements voisins ? Et comment le vérifier ?

- Qu'en est-il des nuisances, tant olfactives, chimiques ou de bruit au niveau des transports ?

- Qui prendra en charge les dégradations ou les aménagements routiers nécessaires au transport intensif de ces déchets ?

- Quels sont les avantages de l’installation d’un tel centre et pour qui ?

- Quelles sont les garanties offertes et les moyens de vérification mis en place, et par qui ?

- Quelles vont être les retombées sur le développement du tourisme ?

- Quelles sont les retombées sur la culture et l’élevage locaux, cela ne va t’il pas anéantir les efforts importants de promotion d’une filière qualité mise en avant par les agriculteurs.

- Ce centre ne créera t’il pas une prolifération de rongeurs et de nuisibles ?

- Que deviendra le site au terme de son exploitation, qui le surveillera et qui paiera ?

- Quelles seront les autres nuisances potentielles :

Qualité de l’eau :
Le captage de La Bellière est à 1,8 Km, et approvisionne nos communes en eau potable. Devra-t-on se satisfaire de dires d'experts pour continuer à consommer cette eau en toute confiance ?
Répercutions sur le tourisme local :
Il semble en effet difficile de concilier "l'image poubelle" avec la promotion des atouts naturels du Pays d'Auge : réhabilitation des sentiers de randonnées (réalisée par des bénévoles des communes), accueil en milieu rural (chambres d'hôtes, restauration...), efforts de communication pour développer les activités équestres, sports et nature..

ETUDE DU CAS DU CSDU DE FEL (ORNE)

LIRE LE RAPPORT DE LA DRIRE

LE PROCÉDÉ de l’ENFOUISSEMENT est-il SI SÛR ?
Résultat d'enquêtes, sur d’autres sites équivalents en fonctionnement.

Pas besoin d'aller au bout du monde ni de remonter très loin dans le passé pour avoir une idée de la vie réelle des CSDU existants. Voici des extraits du quotidien régional Ouest-France et seulement sur une période de quatre mois en 2005. Lire les articles.




Alsace : Présence de déchets hospitaliers suisses ou allemands.

Bellegarde (30) : Enfouissement de matières polluées par les dioxines consécutives à la catastrophe Seveso.

Brueil-en-Vexin (78) : Des tonnes d'amiante y sont enfouies, quelles seront les conséquences à long terme et dans cet environnement chimique de tels dépôts ?

Châtel (74) : Les mauvaises odeurs gâchent la vie des Châtelois...

Crégy-les-Meaux (77) : Une pression exercée sur les déchets stockés a engendré une « irrite » au biogaz. Située sur une zone d'anciennes carrières de gypse, le terrain truffé de failles et de défauts géologiques laisse s'échapper du biogaz. Ainsi conduit, il va finalement aller se loger dans les canalisations, les caves et les vides sanitaires d'un lotissement récemment construit, à une dizaine de mètres du bord de la décharge. Les odeurs inquiètent les habitants et la mairie est obligée d’évacuer et de reloger les habitants à l'hôtel.

Ferrol les Attily (77) : l'exploitant a doublé les volumes autorisés et étendu les surfaces, doublant le flot de nuisances.

Graulhet (81) : La bâche de protection (géomembrane) a éclaté sous la pression engendrant, là encore, une « irrite » au lixiviat. Le sol a également subi cette pression. L'étanchéité a été ainsi détériorée et un écoulement de lixiviat a été constaté à une vingtaine de mètres en contrebas du casier n°7.

Louvain La Neuve (Belgique) : Mesure d’une réelle pollution de l'atmosphère par la décharge, sur des distances importantes. Une récente étude épidémiologique de l'ancien directeur du service de cancérologie de l'hôpital de Jolimont (dans le Hainaut), le Dr. PLUYGERS, a démontré l'impact du biogaz sur la population environnante. Sur base d'observations de patients (une centaine de personnes) habitant autour de la décharge de Cronfestu, il a décelé chez ceux-ci une diminution des défenses immunitaires (c'est-à-dire une disposition plus favorable à contracter le cancer entre autres), les plus atteints habitant le plus près de la décharge, dans un rayon de 500 mètres et une situation normale étant retrouvée à partir de 4 km.
Dès 1993, les odeurs revinrent en force pour atteindre en 1995 et 1996 des sommets jamais atteints depuis 1984. Ces gaz, par vents favorables, produisent des odeurs tellement fortes et incommodantes qu'elles interrompent le sommeil durant la nuit, interdisent la fréquentation des jardins et terrasses, provoquent des malaises, surtout lorsqu'elles sont respirées au niveau du sol... La pollution des eaux par le nickel a été multipliée par 10 en 5 ans, et rend l’eau impropre à la consommation.

Love Canal Niagara Falls, Etat de New York (USA). Célèbre affaire "culte". Une école et des logements construits sur une ancienne décharge de 21.000t de déchets toxiques. Pour ceux qui sont fâché avec la langue locale, consulter sur cette affaire Love Canal le site "Le Quebecois Libre" (site du parti Libéral Québecois) en français !

Mellery (Belgique) Cas d'école exemplaire et déclencheur d'une prise de conscience. Pollution par boues industrielles.

Mont-Saint-Guibert : La concentration en méthane (utilisé comme traceur de pollution) est 30 fois supérieure à la concentration admise (près de 50 ppmv le 16 juin 1992 à 1 heure du matin à la place de la Sarriette ; la valeur de référence étant de 1,7 ppmvj.

Montchanin (71) : On y a enfoui des matières polluées par les dioxines consécutives à la catastrophe de Seveso.

0rval (18) : Les mauvaises odeurs sont persistantes.

Pierrefeu (06) : Après une panne de pompe, des lixiviats s'écoulent hors des bassins de stockage et vont dégrader chimiquement et bactériologiquement les nappes phréatiques.

Retzwiller (68) : Il a fallu construire un nouveau pont d'accès pour éviter le passage des camions dans Retzwiller. Mais les travaux ont été menés dans l'irrespect de la loi sur l'eau. Trois fûts radioactifs ont été découverts sur le site. La capacité de stockage de déchets ménagers a été augmentée pour passer à 192 000 t !

Sauvigny le Bois (89) : La torchère n'a fonctionné que 6 mois de l'année 2001 (Pour éliminer les éléments toxiques le gaz doit être brûlé au minimum à 900°). Or, ce chiffre n'a été qu'une moyenne sur le site. Les jours où elle brûlait en dessous de 900°, elle polluait un maximum. Là aussi l’a capacité de stockage a été augmentée et la promesse de ne pas recevoir de fermentescibles n’a pas été respectée.

Soumont (34) : Odeur d'oeuf pourri, particulièrement forte en été, prolifération d'oiseaux au dessus de l'étendue d'ordures…

Vaivre-Pusey (70): 4 tonnes de « réfiom » (éléments nocifs constitués de : plomb, mercure, souffre, arsenic et mobydène) se répandent dans l'atmosphère jusqu'à Vesoul. Il est demandé aux agriculteurs de rentrer leurs vaches. Depuis l'installation de la décharge, un éleveur perd régulièrement des animaux, anémiés par carence en cuivre (le cuivre est détruit par le souffre).

Villejust (91) : Présence de matières radioactives pourtant interdites sur le site.

Les départements qui vivent notre situation déplorent que leur sécurité, les règlements et les promesses ne soient pas respectés ! Le seront-elles plus chez nous ?