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L'ANCIENNE DECHARGE

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Dernière mise à jour le :
dimanche 30 avril 2006
11h02

 

L'ANCIENNE DECHARGE :
UNE BOMBE ECOLOGIQUE A RETARDEMENT

- En 1980, sur un terrain de 7 hectares, le Sicdom ouvre une décharge à Meulles pour y enfouir de 4.500 à 7 000 tonnes par an d'ordures ménagères de ses communes adhérentes.
- Après avoir obtenu une prorogation de 6 mois, fin 2002, en application de la Loi de 1992, la décharge est fermée par arrêté préfectoral.
120 000 tonnes de détritus sont enfouis
Le Sicdom doit exercer une surveillance
JUSQU'EN 2033

Lire les servitudes d'utilité publique de l'ancienne décharge.

En attendant il faut que le SICDOM accepte l'idée d'avoir à rendre des comptes.


Septembre 2003. Si vous cherchez bien, vous apercevrez au centre de la photo le museau d'un adorable petit rat gris dérangé dans sa sieste par notre photographe !
Lire un témoignage d'une visite des lieux.

MARS 2006
De graves anomalies dans la réhabilitation de l'ancienne décharge.
La zone de terrassement pour l'emprunt des terres ayant servies à la couverture des déchets, crée une cuvette dont le fond est 3 à 4 mètres plus bas que le sol de circulation au voisinage des déchets, suivant croquis ci-après avec cotes de niveau.

Apres des périodes pluvieuses, mais hors précipitation, des eaux sortent naturellement en pied de talus pendant plusieurs jours, pour former un écoulement continu, également noté sur le croquis. Ces eaux qui à l'évidence proviennent de la zone de la décharge, provoquent une coloration vert foncé des herbages (voir photo). Ce terrassement a été réalisé à l'évidence trop près de la décharge.

Photo prise le 13 mars 2006.

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Risques provenant de la circulation des eaux sur le dépôt des déchets de la décharge de Meulles, depuis 1980 jusqu'à 2002.

1) Les eaux de surface
Les eaux ayant circulées sur les déchets, appelées " jus " ou plus précisément lixiviats sont toxiques. Il importe donc de savoir quel suivi a été effectué pendant ces 22 ans.
L'arrêté préfectoral qui a régit ce site de 1980 à 2001 dit ceci dans son article 6 :
"Un fossé sera construit tout autour pour recueillir les eaux pluviales et les rejeter dans les fossés existants.
Un regard permettant la prise d'échantillon afin de vérifier la qualité des eaux rejoignant le CD 46 sera également aménagé sur ce fossé.
"
C'est tout.

La première observation est que pendant ces 21 ans une partie des eaux se sont infiltrées dans le sol. On observe après chaque pluie que le plateau de Meulles présente une certaine perméabilité. Les eaux tombées sur les parties horizontales disparaissant progressivement. Les terrains sous jacents aux dépôts sont donc pollués.
C'est la première source de pollution

La deuxième observation est que seule les eaux se dirigeant vers le CD n° 46 ont peut être fait l'objet d'un suivi.
Pour se faire une idée sur la validité de ce suivi, il serait nécessaire d'avoir année par année le plan du site, pour connaître les zones de dépôts, les pentes et les sens d'écoulement des eaux.
Le regard indiqué voyait-il passer la totalité des eaux non infiltrées sur le terrain ou simplement une petite quantité?

L'arrêté préfectoral de prorogation du site de 2001 se fait plus précis :

" Les eaux de ruissellement superficielles et les lixiviats de la partie sud du site seront collectés et dirigés vers un ouvrage de stockage convenablement dimensionné, avant d'être évacués vers le bassin de stockage existant.
Pour l'autre partie du site, les eaux seront collectées par le réseau de fossé existant et dirigé vers le bassin précité. Ce bassin, d'une capacité de 50 m3, devra permettre la réalisation de prélèvement d'eau. "


On constate que toutes les eaux non infiltrées sont maintenant dirigées vers deux ouvrages de stockage reliés entre eux.
Mais il est également indiqué que dans la partie sud les lixiviats rejoindront ce bassin, ce qui sous entend que dans cette partie les eaux séjournaient dans les dépôts avant d'être évacuées (par trop plein ?) La aussi un plan du site avec les pentes est nécessaire pour comprendre.

Dans tous les cas l'ensemble de ces eaux polluées étaient finalement rejeté dans la nature, la pollution des terres par les eaux pluviales est donc un fait.
C'est la deuxième source de pollution.

2) Les nappes d'eau infiltrées
Nous ne parlerons pas de la nappe phréatique à grande profondeur qui alimente les captages et les réseaux de distribution d'eau potable, qui fait l'objet d'un suivi.
Notre préoccupation se porte sur la nappe d'eau superficielle, qui est présente encore à Meulles dans quelque puits descendant vers 20m de profondeur (eau non potable).
Cette eau rejoint les différentes vallées qui entaillent le plateau, et pour ce qui nous importe nous nous préoccupons de l'eau qui rejoint la rivière La Touques.
Le Val Raquet, Le Bourgel, La Ménardiere, sont des ruisseaux permanents.

Notre association a toujours demandé à ce que ces ruisseaux et écoulements fassent l'objet d'un suivi, par prélèvements et analyses.
Qu'elle distance (en verticalité) sépare les terres polluées de ces eaux, sachant que les perméabilités des argiles ne sont jamais nulles? Dans combien de temps la pollution atteindra cette nappe d'eau ?

Nous pensons que tôt ou tard la pollution arrivera jusqu'à la Touques. Seul le temps mis pour que cet événement arrive n'est pas actuellement connu.

Notre association pense être dans son droit le plus élémentaire lorsqu'elle demande à recevoir les résultats des analyses.
Ensuite nous demandons à être associé à la mise en place d'un réseau de surveillance. Le Sicdom doit mettre en place, dans la transparence, un suivi des eaux, en accord avec les services de la préfecture.
Enfin il nous paraît impensable qu'un nouveau projet d'implantation d'un C.S.D.U soit envisagé à cet emplacement